Sadako d'Hiroshima
récit japonais

La Deuxième Guerre Mondiale

Le premier septembre 1939, la Deuxième Guerre Mondiale est déclenchée en Europe. Après presque six ans de batailles entre plusieurs pays d'Europe, d'Asie et d'Afrique et la participation des États-Unis et du Canada, la bombe atomique est lancée sur Hiroshima, au Japon, et met fin à cette guerre atroce. La bombe atomique est tombée sur Hiroshima le 6 août 1945 à 8h10 le matin, faisant plus de 150,000 victimes. Dans les années qui ont suivi, plus de 200,000 autres personnes sont mortes de maladies suite à leur exposition aux rayons radio-actifs. 50 ans plus tard, les Japonais sont toujours marqués par ce geste mortel. Entre 1939 et 1945, la Deuxième Guerre Mondiale a fait 49 millions de morts à travers le monde

Sadako Sasaki et les enfants victimes de la guerre

Parmi les victimes d'Hiroshima, il y a eu des milliers d'enfants, morts lors de l'explosion de la bombe ou des suites d'une maladie causée par les radiations. Parmi ces enfants, il y avait Sadako Sasaki, la courageuse fillette qui a voulu plier 1,000 grues en origami dans l'espoir de guérir. Malheureusement, après avoir fabriqué 644 grues, Sadako est décédée, le 25 octobre 1955, à l'âge de 12 ans. Avant de mourir, Sadako a écrit ce poème pacifique sur les ailes d'une de ses grues de papier:

La légende de la grue

Au 8e siècle, alors que le papier était rare et dispendieux, les Japonais ont inventé l'art de plier le papier : l'origami. En japonais, «ori» veut dire plier et «gami» veut dire papier. Une ancienne légende japonaise dit que la grue peut vivre 1,000 ans et qu'en pliant 1,000 grues, on fait plaisir aux dieux et que ceux-ci peuvent exhausser un voeu. Aujourd'hui. La grue en papier, l'«ori-tsuru», est devenue un symbole de paix à travers le monde. À chaque année, des millions de grues sont envoyées au Japon, et Sadako Sasaki est devenue une héroïne pour la paix.

Où envoyer les grues

Si vous décidez de fabriquer des grues, vous pouvez les envoyer directement au Japon, à cette adresse

Parc de la paix d’Hiroshima
Bureau du Maire
Ville d'Hiroshima
6-34 Kokutaiji-Machi
1 Chome Naka-Ku
Hiroshima 730
Japon

Vous pouvez aussi nous les envoyer au Théâtre de la Source et il nous fera plaisir de les faire parvenir au parc de la paix, au Japon.

Théâtre de la Source
1650, rue Marie-Anne est
Montréal, Québec
H2J 2E1

Le parc de la paix

Le parc de la paix d'Hiroshima a été construit en 1951 et 1952 et a été inauguré le 6 août 1952, en la mémoire des victimes de la bombe atomique.

À l'intérieur du monument commémoratif d'Hiroshima, les noms des 176,964 victimes sont inscrits. Sur ce monument, on peut lire cette inscription:

Que toutes les âmes reposent en paix
Et que nous ne répétions plus jamais le Mal

C'est au centre du parc de la paix que la statue de Sadako a été érigée. Cette statue a pu être réalisée grâce aux amis de l'école de Sadako, ils ont ramassé l'argent nécessaire à sa fabrication dans plus de 3,100 écoles au Japon et grâce à la participation de 9 pays. Le monument a été inauguré le 5 mai 1958. Il représente Sadako qui tient une grue dorée au bout de ses bras et on peut y lire ces paroles, écrites par les élèves de l'école que fréquentait Sadako:

Voici notre cri
Voici notre prière
Pour construire la paix dans le monde

Voir Les récits pour la paix

LA TOLÉRANCE

La notion de tolérance

En racontant des histoires, les conteurs ont toujours transmis des valeurs importantes à ceux et celles qui les écoutaient. Une des valeurs transmises qui nous intéresse ici, c'est la tolérance. La tolérance doit être une valeur importante puisqu'en 1995, les Nations Unies ont décidé de lui consacrer une année entière. 1995 était donc l'année internationale de la tolérance et dans plusieurs pays du monde, on a célébré cette valeur. 1995, c'était 50 ans après Hiroshima, événement dont tout le monde se souvient, où une bombe atomique a fait des centaines de milliers de victimes innocentes.

Enseigner la tolérance aux jeunes, leur transmettre cette valeur si importante par le biais du conte et du conteur trouve toute son importance lorsqu'on pense à des événements tragiques comme la guerre et à des attitudes néfastes comme les injustices sociales et le racisme. En un mot, enseigner la tolérance, c'est encourager le respect, c'est montrer aux jeunes que l'on doit respecter les différences des autres.

Dans une ville comme Montréal, on côtoie à tous les jours des gens de toute nationalité et de toute religion. Au lieu de se sentir envahi ou encombré par ces gens de différentes ethnies, nous devons faire comprendre aux jeunes que c'est une chance qu'ils ont de pouvoir découvrir toutes ces cultures aussi facilement. C'est une opportunité et non pas une menace.

En venant écouter une conteuse au Théâtre de l'Esquisse, les jeunes seront amenés à découvrir d'autres cultures, d'autres façons de penser. Par le biais de quatre contes, les enfants seront amenés en Chine au 19e siècle, dans un village inuit du Grand Nord, en Perse et au Japon, dix ans après que la bombe atomique soit tombée sur Hiroshima. En découvrant comment d'autres peuples apprennent de leurs erreurs et donnent une grande importance à la tolérance, les jeunes d'ici pourront se faire une meilleure idée de ce que devrait être, pour eux, la tolérance.

Faire preuve de tolérance…

C'est…

…admettre que les autres puissent avoir des manières d'être, de penser et d'agir différentes des nôtres. C'est aussi respecter la liberté religieuse et la liberté d'opinion en matière de philosophie ou de politique. Mais ce respect "passif" des droits et des libertés ne suffit pas : la véritable tolérance suppose la reconnaissance et l'appréciation des différences individuelles, l'acceptation de la diversité culturelle et sociale et l'ouverture à des formes de pensées, à des réalités et à des modes de vie différents des nôtres.

Ce n'est pas…

…être complaisant ou accepter des comportements extrémistes, outranciers ou irrespectueux de la part des autres.

Les limites de la tolérance sont claires : au Québec, on parle d'ailleurs de tolérance zéro lorsqu'il s'agit de faire face à des situations d'inégalité, d'iniquité, de négligence, d'abus, de violence et d'injustice. En somme, être tolérant ne suppose pas qu'on abdique ses responsabilités. Au contraire, être tolérant signifie que l'on s'engage à l'ouverture et au respect des autres et de leurs différences.

Réflexion d'une classe de 6e année de l'école élémentaire Suzuhari, au Japon

Voici les réflexions d'une classe de jeunes Japonais de ton âge au sujet de la guerre:

L'histoire de Sadako Sasaki nous a fait réfléchir sur la guerre et la paix et nous nous sommes posés ces deux questions:

1. Pourquoi les guerres éclatent-elles?

Parce que…

- les pays n'entretiennent pas des bonnes relations.
- les pays ne sont pas du même avis sur plusieurs sujets.
- chaque pays croit qu'il a la seule bonne opinion et les pays refusent de bien s'entendre.
- ils se battent pour gagner des territoires au sacrifice de leur peuple et des nations étrangère.
- la guerre est un combat.
- les paroles ne suffisent pas.

2. Que devrions nous faire pour éviter que les guerres n'éclatent?

Nous devrions…

- penser à ce qu'est la guerre et ne pas l'oublier.
- se débarrasser des armes et/ou ne pas en fabriquer.
- prendre soin de bien s'entendre avec les autres.
- organiser des réunions dans le but de demander l'avis des autres.
- promouvoir les échanges internationales et se faire des amis dans d'autres pays.
- avoir de la considération pour les autres et ne pas parler en mal d'eux.

Pourriez-vous nous donner votre opinion sur ces deux questions?

Notre adresse électronique est :
promo@theatredelasource.qc.ca

Et toi, qu'en penses-tu? As-tu déjà, dans la vie de tous les jours, commis des actes d'intolérance? As-tu déjà, au contraire, réalisé des actes de tolérance? Pourrais-tu trouver des questions et des réponses sur ce sujet comme l'ont fait ces élèves japonais? Les Japonais ont choisi des parler de la guerre parce qu'ils ont tous été touché, de près ou de loin, par la bombe atomique d'Hiroshima. Tu pourrais essayer de trouver un autre aspect qui touche à la tolérance.

Envoie tes commentaires et les résultats de tes réflexions au:
Théâtre de la Source
1650, rue Marie-Anne est
Montréal (Québec)
H2J 2E1

Ce fait vécu se passe en 1954. Sadako est une gagnante. Elle court comme le vent. Elle avait deux ans quand les Américains ont lancé la bombe atomique sur Hiroshima. Un jour, alors qu'elle s'entraîne, elle s'effondre. À l'hôpital, on lui apprend qu'elle est une des nombreuses victimes de la maladie de la bombe atomique, la leucémie. Sadako ne voulait pas mourir. Une amie vint la voir à l'hôpital. Elle lui raconta que si elle pliait mille grues ( oritsuru ), une légende japonaise assurait qu'elle aurait une longue vie... Sadako d'Hiroshima, c'est la belle histoire des mille grues de cette petite fille qui vit encore dans la mémoire des gens et dans un parc d'Hiroshima où un monument de l'héroïne, portant une grue dorée au-dessus de sa tête, a été hérigé.

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